Comment choisir ses matériaux de cuisson?

Publié dans Fiches conseils, Matériaux de cuisson - Par - - 20 Commentaires
Ambiance M'cook fonte

Inox, fonte, fer, céramique, aluminium ou cuivre, on trouve aujourd’hui des ustensiles de cuisson fabriqués à partir de matériaux divers et variés. Mais que savons-nous de ces matières qui, au quotidien, sont en contact direct avec nos aliments ?

C’est pourquoi il nous semble important, chez Vidélice, de connaître les avantages et les inconvénients de chacune de ces matières en terme de conduction de chaleur, de résultats de cuisson, d’entretien et de santé.

 

L’aluminium

Léger, très bon conducteur de chaleur et peu coûteux, l’aluminium a tout pour être le matériau idéal pour des ustensiles de cuisson. Cependant, lors de contacts prolongés avec des aliments acides, il s’altère et il se diffuse légèrement dans les aliments. Ces quantités seraient faibles et, à ce jour, aucune étude n’a vraiment prouvé des effets nocifs liés à de telles expositions. Cependant il a été observé, pour des personnes très fortement exposées, des effets aux niveaux neurologique et osseux.

C’est pourquoi en France, les ustensiles de cuisine en aluminium brut n’ont plus la cote. Ils ont été progressivement neutralisés par des revêtements. Les aliments ne sont donc plus en contact direct avec la matière. Vous profitez alors de l’excellente conductibilité et de la légèreté de l’aluminium sans les inconvénients.

Aujourd’hui, excepté les poêles composées d’une structure en Inox, les ustensiles de cuisson à revêtement anti-adhérent sont toujours en aluminium. Faussement appelés fonte d’aluminium, ces alliages d’aluminium (aluminium moulé) n’ont rien à voir avec de la fonte (alliage de fer et de carbone). Ils sont juste réalisés par les mêmes techniques de fonderie.

Il existe plusieurs procédés qui améliorent la résistance de l’aluminium.

En étant forgé, il est rendu plus robuste sous l’effet de la température et de la pression. Il peut également être durci par anodisation. Ce procédé consiste à déposer l’aluminium grâce à une solution acide traversé par un courant électrique. Une épaisse couche d’oxyde d’aluminium se forme alors à la surface du métal. Il devient ainsi plus dur, plus résistant à la corrosion. L’anodisation réduit également le transfert d’aluminium dans les aliments, en particulier s’ils sont acides, comme les tomates ou la rhubarbe.

Il existe aujourd’hui un nouveau procédé de durcissement de l’aluminium sans acide, 100% écologique.

Cuisiner dans des ustensiles de cuisine en aluminium revêtus ne présente donc pas de dangers immédiats. Cette matière n’est pas en contact direct avec les aliments. Cependant, nous conseillons d’opter pour des produits de qualité, en aluminium forgé. En cas d’altération importante du revêtement, le métal sera moins susceptible de migrer dans les aliments.

Il est de toute façon dommage de refuser toute présence d’aluminium dans les ustensiles de cuisine. En effet, ce refus vous empêchera d’utiliser des systèmes de cuisson haut de gamme en acier inoxydable 18 /10. L’inox étant un mauvais conducteur de la chaleur , les fonds sont toujours équipés de couches d’aluminium pour améliorer la conduction . Durci et emprisonné entre d’épaisses couches d’acier, l’aluminium n’apparaît jamais.

 

Le cuivre

À petites doses, le cuivre n’est pas nocif pour la santé. Cependant, au contact d’aliments acides et salés, ce matériau peut s’oxyder (vert-de-gris) et devenir toxique. C’est pourquoi les ustensiles en cuivre sont préalablement étamés pour le rendre alimentaire.

L’étamage consiste à déposer par électrolyse une couche d’étain sur les fonds. Cette opération est à renouveler une fois par an dès que qu’on voit réapparaître le cuivre.

En termes d’entretien, le cuivre est certainement le matériau le plus contraignant. Il nécessite un étamage régulier et la couche de protection peut s’altérer si on frotte les ustensiles avec un produit ou une éponge abrasifs.

Cependant, les fabricants proposent, à destination des particuliers, des gammes d’ustensiles de cuisson en cuivre dont l’intérieur est en inox pour bénéficier des avantages du cuivre sans les inconvénients du contact direct de ce métal avec les aliments.

 

Le fer

Le fer est très certainement le métal le plus courant en cuisine. Associé avec du chrome et du nickel, c’est l’élément principal de l’inox. Il est également utilisé de manière quasi brute (ajout d’un faible pourcentage de carbone pour durcir la matière) dans la poêle en tôle d’acier. Avec un taux de carbone légèrement supérieur, on obtient de la fonte. Rappelons qu’il ne faut pas la confondre avec les fontes d’aluminium qui ne sont en réalité que des alliages d’aluminium.

Poêle MINERAL B

La tôle d’acier est un bon conducteur de la chaleur. Elle monte très vite en température. C’est une matière idéale pour saisir, dorer et griller. Peu adhésive, elle peut s’utiliser avec très peu de matière grasse. La tôle d’acier donne du goût et rehausse les saveurs des aliments. Cependant, à cause de sa vitesse de conduction, elle est peu adaptée pour mijoter. Il est important de préciser que ce type de poêle, faite de matière brute, se patine avec le temps et devient noire. Elles se bonifient avec l’âge et sont inusables grâce au culottage.

Poele acier bleu

 

Il existe également certaines gammes appelées tôle d’acier bleu (marque DE BUYER). Les ustensiles de cuisson sont protégés avec une pellicule de carbone. Une sorte de pré-culottage de couleur noire, non nocive, qui disparaît après quelques utilisations.

La poêle en tôle d’acier est la poêle à frire par excellence.

 

Poêle Ronneby Bruk

La fonte ( simple alliage de fer et de carbone ) est également un bon conducteur de la chaleur mais peu rapide. Excellente matière pour les plats mijotés, elle peut également s’utiliser pour saisir à des températures modérées. C’est une matière qui permet la cuisson complète. La fonte monte en température lentement mais elle accumule la chaleur et la diffuse progressivement. Les plats restent au chaud. Elle donne également du goût en rehaussant les saveurs des aliments (dans le cas de fonte brute sans revêtement ou émail). Il faudra tout de même prendre en compte le poids. On s’y habitue mais la fonte reste lourde.

La plupart des ustensiles de cuisine en fonte sont émaillés. C’est une sorte de revêtement qui protège la matière brute contre l’oxydation et qui facilite son utilisation. Cependant, comme tout revêtement, il s’use. Il est nécessaire de faire ré-émailler les ustensiles de ce type. De plus, les procédés d’application classiques se font souvent avec du plomb. Il peut être intéressant de se renseigner auprès des fabricants sur leurs méthodes d’application.

Une autre alternative est toutefois possible pour profiter des avantages de la fonte. Optez pour de la fonte naturelle sans revêtement ni émail. Comme la tôle d’acier, elle est inusable. La matière se bonifie avec le temps et donne du goût. L’utilisation demande un petit temps d’adaptation, mais on y arrive très vite.

Bien qu’assez confidentielles, il est possible de trouver certaines gammes en fonte brute comme celle de Ronneby Bruk ou Skeppshult.

Avec ce type d’ustensiles sans revêtement (fer ou fonte), il est important de préciser que l’on ne cuisine pas sur de l’huile de cuisine stagnante et ranci. Sous l’effet de la chaleur, la matière brute se dilate puis se rétracte.

Au cours des utilisations, l’huile est absorbée, emprisonnée dans la matière et forme une patine. Vous avez donc le luxe de savoir d’où vient le revêtement puisque c’est vous-même qui le créez.

 

L’acier inoxydable ou inox 18/10

Sauteuse FISSLER

Extrêmement apprécié en cuisine, on trouve l’inox dans de nombreux ustensiles de cuisson, particulièrement les casseroles, marmites et faitouts ainsi que des poêles à frire .L’inox est une très belle matière de cuisson. Son caractère inoxydable en fait un matériau robuste, sain et facile d’entretien.

Comme la fonte ou la tôle, l’acier inoxydable est un alliage de fer (composé de fer et de carbone) auquel on ajoute du chrome. La proportion de chrome doit être supérieure à environ 10% ce qui lui confère son inoxydabilité. Contrairement aux idées reçues, l’inox s’oxyde à cause de sa teneur en chrome. L’oxyde de chrome qui résulte de cette oxydation forme une fine couche à la surface de la matière et la protège contre la corrosion. On peut donc dire que c’est le fer qui est rendu inoxydable mais pas l’acier lui-même.

En ajoutant d’autres métaux, on obtient des qualités d’inox qui ont des propriétés différentes. On entend souvent dire qu’il vaut mieux opter pour des ustensiles de cuisson en acier inoxydable 18/10. C’est-à-dire comprenant 18% de chrome et 10% de nickel. L’ajout de nickel va améliorer les propriétés mécaniques de l’inox et plus particulièrement sa ductilité, c’est-à-dire la capacité à se déformer. Il se rend donc globalement plus résistant.

Idéal pour toutes les cuissons mijotées, les viandes et les volailles saisies, l’inox est dit chirurgical à cause de son côté neutre et hygiénique. Il ne modifie ni le goût, ni la couleur ni l’odeur des aliments qui pourront donc exprimer leurs saveurs au naturel.

La technique dite de la goutte d’eau permet de saisir viandes et volailles sans graisse. Pour le reste, il est conseillé d’ajouter un peu de graisse ou d’eau et de cuisiner autant que possible à feu moyen pour éviter que les ustensiles n’accrochent.

 

La cuisson à basse température appelée aussi « cuisson à l’étouffée » est très souvent associée à des systèmes de cuisson en inox. Elle se réalise entre 60°C et 90°C avec l’eau contenue naturellement dans les aliments. C’est une cuisson qui se fait généralement sans ajout d’eau (ou très peu) ou de matière grasse.

Quand l’ustensile de cuisson est chauffé, l’eau se dégage des aliments et monte jusqu’au couvercle. Celui-ci étant plus froid, l’humidité s’y condense et retombe sous forme de gouttelettes d’eau sur les aliments. Il se forme alors un cycle d’eau naturel et on peut baisser voire éteindre la source de chaleur.

Vous obtenez ainsi une cuisson douce qui préserve les vitamines et les sels minéraux, la tendresse et le goût des aliments.

Les ustensiles destinés à ce type de cuisson nécessitent 3 caractéristiques :

  1. Une structure en inox (mauvais conducteur de chaleur). Il y aura donc une différence de chaleur entre le bas et le haut de l’ustensile de cuisson.
  2. Un fond épais qui accumule la chaleur rapidement et la diffuse progressivement et de manière homogène.
  3. Un couvercle lourd et bien ajusté (un joint d’eau doit se former entre le couvercle et la paroi) qui ferme l’ustensile de façon hermétique. Un thermo-contrôle (thermomètre) sur le couvercle a son utilité. Cependant nous pensons qu’il n’est pas indispensable. Vers 90°C le couvercle vibre, c’est une indication suffisante pour diminuer la source de chaleur. On évitera ainsi l’utilisation de thermo-contrôles particulièrement fragiles dans la durée.

De nombreuses marques proposent des ustensiles de haute qualité parfaits pour ce type d’utilisation. Certaines de ces marquent insistent beaucoup sur le côté « santé ». Elles fournissent un ensemble d’informations variées sur la cuisson diététique. C’est en effet très intéressant et utile, mais cela a un prix. La question que l’on peut se poser : la qualité du produit justifie-t-elle une telle différence de prix par rapport à d’autres produits haut de gamme ? A méditer.

 

Les revêtement antiadhésifs à base de céramique

Poêle Beka Ecologic

Les revêtements antiadhésifs recouvrent en général les ustensiles de cuisine dont la base est en métal (fonte, aluminium, inox). Les revêtements ont essentiellement pour but de protéger la matière et de faire en sorte que les aliments n’adhèrent pas.

Il existe différents procédés pour fabriquer un revêtement anti-adhérent.

Le plus répandu est fait à base d’une molécule chimique appelée PTFE (polytétrafluoroéthylène, la molécule du Téflon®). Elle ne compose pas seulement les revêtements Téflon. On retrouve le PTFE dans la grande majorité des revêtements anti-adhérents. A priori, cette molécule ne serait dangereuse que dans des conditions extrêmes de température, difficilement atteignable dans la vie quotidienne. Cependant, les informations sur le sujet ne sont pas claires. De plus, l’altération de ce type de revêtement sous l’effet d’un choc ou d’une rayure pose d’autres problèmes.

Attention, dans de nombreux cas, on y associe du PFOA. Utilisée comme colle industrielle pour appliquer le revêtement, cette molécule s’avère dangereuse pour l’organisme dès lors que la cuisson dépasse 230°C. Concernant ce composant, il n’y a pas de doute, tout le monde est d’accord au sujet de ses effets cancérigènes. D’ailleurs, un nombre grandissant de revêtements indiquent la mention sans PFOA.

Depuis quelques années, on a pu voir apparaître de nouveaux revêtements à base de céramiques industrielles fabriquées à partir de minéraux (silice, zircone) et à base d’eau. Le revêtement est plus naturel, sans danger pour la santé et moins polluant.

Les céramiques industrielles, dites techniques, sont fabriquées à partir de poudre minérale. Elles sont utilisées dans de nombreux domaines d’applications depuis des dizaines d’années. Elles ont comme particularité de résister à des températures très élevées. C’est aujourd’hui la seule anti-adhérence sérieuse exempte de PFOA et de PTFE.

Peu connus à l’origine, ces revêtements céramiques ont été mal vendus. Certains vendeurs ont même qualifié ces revêtements d’inaltérables. Si effectivement, et contrairement au téflon, les revêtements céramiques résistent à toutes les températures, ils n’en restent pas moins sensibles aux chocs et aux rayures. Les conditions d’utilisations sont les mêmes que le Téflon.

Il est donc conseillé d’utiliser ce type d’ustensiles à des températures modérées. En effet, en étant résistante aux fortes températures, la céramique accumule la chaleur et perd de sa propriété anti-adhésive.

 

L’autre céramique : terre cuite

Cocotte Appolia

Premier art du feu à apparaître dans l’histoire de l’humanité, la céramique désigne des matériaux non métalliques, non organiques, obtenus par l’action de fortes températures. Elle résulte d’une terre cuite, traditionnellement d’une terre argileuse.

L’argile est une roche sédimentaire naturelle que tout le monde connaît dont la composition peut surprendre. En effet, elle est en partie composée de silicate d’alumine (oxyde d’aluminium) hydraté. Sous forme minérale, l’aluminium fait partie de la structure même de l’argile.

La céramique englobe des domaines d’applications extrêmement larges et il est impossible d’en faire le tour en quelques lignes.

Cependant, au niveau culinaire, il existe deux principaux types d’ustensiles de cuisson en céramique.

Les plats en terre cuite sans émail.

Utilisés en général au four, ils permettent une cuisson douce et naturelle. En effet la matière étant très poreuse, elle absorbe de l’eau et la libère progressivement. Les aliments ne se dessèchent pas et on ne peut pas faire brûler ses plats. L’utilisation de ce type de produits est toutefois délicate car ils sont fragiles et très sensibles aux variations thermiques.

Les plats en terre cuite avec émail.

C’est pour cette raison que les plats en céramique sont très souvent émaillés c’est-à-dire recouverts d’une substance vitreuse qui protège la matière. Cela en fait des produits plus résistants et donc plus simples et permettant des utilisations variées. Ils peuvent d’ailleurs souvent s’utiliser directement sur le feu (sauf l’induction). La cuisson a les mêmes caractéristiques que celle dans des plats sans émail. C’est une cuisson douce, lente et homogène qui laisse les saveurs s’exprimer de manière naturelle.

La composition des émaux et leurs procédés d’application sont complexes et peuvent varier. Du plomb et du cadmium sont souvent utilisés. Bien que la législation soit de plus en plus stricte concernant ces substances, leur présence en faibles quantités est toujours tolérée.

 

Le silicone

Papillote Lékué

Au cours de ces dernières années, le silicone a envahi nos cuisines. De couleurs vives, les ustensiles de cuisine en silicone ont donné un côté ludique, pratique et simple à la cuisine.

En effet, cette matière possède des propriétés uniques de flexibilité et de résistance. Elle a également la particularité d’être anti-adhésive, de résister à la congélation (-40°C) comme à de très grandes températures (240°C).

D’une grande fonctionnalité, le silicone peut s’utiliser au four traditionnel, au micro-onde et au lave-vaisselle.

On le trouve surtout sous la forme de moules ou de papillotes pour cuisiner, de manière simple et diététique, à l’étouffée. Avec des démoulages faciles, le silicone a pu également s’imposer dans le domaine de la pâtisserie. Son anti-adhérence, sa flexibilité et la variété des moules y ont fortement contribué.

En résumé, le silicone a tout pour être attirant et rendre la cuisine plus moderne et facile. Mais savons-nous de quoi est fait le silicone?

La matière dont nous parlons et qui compose ces moules culinaires est formée principalement d’une chaîne silicium-oxygène, communément appelée le silicone.

Au sens plus large, les silicones sont des élastomères, c’est-à-dire des polymères présentant des propriétés élastiques (caoutchouc). Les élastomères silicone sont synthétiques et se distinguent par leur nature minérale (inorganique).

En effet, le silicone est composé principalement de silicium. Cet élément chimique n’existe pas à l’état naturel mais sous forme de silice (dioxyde de silicium), élément naturel qui rentre dans la composition de certaines roches.

Le passage du minéral au silicone nécessite l’utilisation d’un catalyseur (accélérateur de réaction chimique) pour donner corps à la matière.

 

Concernant les moules alimentaires, deux principaux catalyseurs sont utilisés, le platine ou le peroxyde.

Pour respecter les normes alimentaires strictes, il est convenu que l’utilisation de platine est plus sûre. Ce catalyseur minimise les opérations de traitements (curage) de la matière silicone.

En effet, le produit final ne doit pas produire de substances susceptibles de migrer vers les aliments. Il ne doit pas altérer les saveurs ou dégager des odeurs.

Ces opérations de curage sont plus lourdes avec l’utilisation de peroxyde.

 

Au vu des nombreux avantages du silicone, cette matière a toute sa place en cuisine.

Cependant, nous vous conseillons d’opter pour des produits de qualité dont les processus de fabrication sont bien encadrés.

 

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20 réflexions au sujet de « Comment choisir ses matériaux de cuisson? »

  1. Voilà enfin l’article que je cherchais !! Merci pour toutes ces précisions sur les matériaux associées à leurs utilisations culinaires et complétées par leurs modalités d’entretien.

  2. Article assez complet, pourtant des matériaux n’y sont pas répertoriés. En fait, j’aimerai avoir des informations sur les ustensiles en grès, en porcelaine, en pierre Ollaire et en pierre de lave.
    Si vous avez des informations concernant ces matériaux merci de me les communiquer.

  3. Bonjour,
    Merci pour cet article relativement complet. Pourriez-vous cependant donner aussi des informations sur les ustensiles en pierre, pierre de lave, pierre ollaire et grès ?
    D’avance merci
    GAV

    • Bonjour,
      Au sujet des revêtements dits en pierre, il est important de savoir que l’élément central de ce type de revêtements est le PTFE, c’est-à-dire la molécule du Téflon.
      Ce n’est pas grave en soit, mais le client se doit d’être informé, surtout lorsqu’il pense cuisiner sur de la pierre naturelle.
      Précisons tout de même que de nombreux revêtements en pierre récents sont exempts de PFOA (voir plus haut dans l’article). C’est d’ailleurs ce point qui est souvent mis en avant pour souligner le coté naturel et écologique de ces revêtements.
      En effet, le PFOA est l’élément qui suscite les plus grandes inquiétudes actuellement .
      Mais pour résumer, quand vous utilisez des revêtements en pierre, vous continuez à cuire sur du Téflon.

      Par contre, le grès et la pierre ollaire auxquels vous faites allusion ne font pas parties du même champ d’application.

      On parle là de céramique traditionnelle (terre cuite) et non pas de revêtements céramiques qui dépendent eux des céramiques « techniques.
      Les applications ne sont pas les mêmes, la pierre ollaire est beaucoup utilisée pour réaliser de vrais poêles à bois. Le grès, quand à lui, est effectivement beaucoup utilisé pour réaliser des plats culinaires.
      C’est une façon particulièrement naturelle de cuisiner mais ce n’est pas du tout les mêmes caractéristiques de cuisson que les ustensiles de cuisine avec revêtements.
      Nous espérons avoir répondu à vos interrogations. Laurent.

  4. Bonjour,
    Tout d’abord, merci pour vos articles qui sont bien écrits et commentés. Par contre, juste en passant et à l’attention du rédacteur du site, silicone dans le sens des ustensiles de cuisine (polymères) est masculin et non pas féminin :)

    Ensuite, en ce qui concerne les poêles en pierre, il faut savoir qu’il n’y a pas une « once de pierre » (pas de minéraux) et surtout, que ce pseudo matériaux naturel est fixé sur de l’aluminium, matériaux hautement toxique quand il est chauffé.

    Une émission belge, qui s’appelle « On n’est pas des Pigeons », teste régulièrement les produits vantés à la télévision (publicités ou émissions de télé-achats) pour en démontrer toute l’inutilité (parfois l’utilité) ou la publicité mensongère.
    Pour les poêles en pierre de M6, voici le résultat de leurs tests (si le lien est visible depuis la France ou ailleurs) :
    http://www.rtbf.be/tv/actualite/detail_la-poele-en-pierre-marc-oschinsky-l-a-testee-avec-des-specialistes?id=7337973

    Bon visionnage de ce reportage et surtout, ne vous laissez pas avoir par ce qui passe à la télé. Je me suis rendu compte que ce qui se vendait au télé-achat (M6 ou ailleurs) était rarement de bonne qualité…

    • Bonjour,
      Nous sommes ravis que nos articles puissent susciter de l’intérêt.
      Nous tenions également à vous remercier pour votre remarque concernant la dénomination des ustensiles de cuisine en silicone.
      En effet, on parle de la silicone lorsque l’on désigne les composés du silicium et non pas le polymère en résultant.
      Merci pour vos précisions.
      Laurent.

  5. Bonjour ,
    Merci pour toutes vos explications.
    Une question : vous dites au sujet de la fonte naturelle que l’huile est absorbée, emprisonnée dans la matière et forme une patine. est-ce souhaitable ? n’est-ce pas nocif pour la santé?

    Merci pour votre réponse.

    • Bonjour,
      Avant tout, nous vous invitons à lire les commentaires de notre article « poêles en fer : mode d’emploi« . De nombreuses questions sur le principe du culottage et l’aspect sanitaire y sont abordées.
      Au sujet de la fonte « naturelle » sans revêtement, aucune étude ne met en avant une éventuelle toxicité.
      Alors il est vrai que la patine d’huile qui se développe sur l’ustensile peut interroger mais en y regardant de plus près, on se retrouve simplement à cuisiner sur des couches d’huile propre et non cuite :une couche appliquée après lavage de l’ustensile et une autre lors de l’utilisation de votre ustensile de cuisine.
      Cordialement,
      Laurent

  6. Séduite par les arguments du vendeur (produit sain, etc…, etc…) Je viens d’acquerir, 2 ustensiles culinaires « en fonte d’aluminium »
    A ma grande deception, je remarque que sur les emballages ne figure aucune description quant à la composition du produit hormis pour l’un « fonte d’aluminium effet pierre pour une meilleure utilisation » et sur l’autre « qualité professionnelle, matières nobles, aluminium, revêtement totalement antiadhésif ». Ces 2 produits, (poele et Wok) sont idendiques dans l’aspect de la matière. Que faut-il penser de ces produits ? Sont-ils sans PTFE et sans PFOA comme je le pensais ?
    Merci pour votre reponse.

    • Bonjour,

      Concernant ce sujet, nous vous invitons à lire les commentaires de notre article « Poêle céramique : on vous dit tout ! »

      Le revêtement communément appelé pierre est un revêtement à base de PTFE.
      Par contre on peut effectivement en trouver sans PFOA
      Il existe aussi des revêtements en céramique qui ont le même aspect moucheté que ceux dits en pierre.
      Mais dans ce cas, il est indiqué sur l’ustensile de cuisson la mention revêtement en céramique.
      De toute façon aujourd’hui, la seule alternative au PTFE, ce sont les revêtements en céramique.
      En espérant avoir répondu à vos interrogations.
      Très cordialement,
      Laurent

  7. On vient de m’offrir un gril plancha avec plaque alu revetu d’un antiadhésif de qualité « ILAG »(?)
    Cette plancha a une puissance maxi de 2000W.
    j’ai bien lu que l’alu revetu n’est pas à priori dangereux pour la sante mais à une telle temperature, ne l’est-il pas ?
    merci de votre réponse

    • Bonjour,
      Vous avez raison, dans de bonnes conditions d’utilisation, l’aluminium revêtu ne poserait pas de problèmes particuliers.
      Par contre, tout dépendra de la nature, de la qualité ainsi que de la résistance du revêtement. D’un fabricant à l’autre, il peut y avoir d’importantes différences.
      Ilag fabrique différentes sortes de revêtements, à base de PTFE mais aussi en céramique. Malheureusement, nous n’avons pas vraiment d’informations sur les caractéristiques de leurs produits.
      Cordialement,

      Laurent

  8. Bonjour,
    La puissance d’un élément de cuisson n’est pas synonyme de haute température, votre grill possède un thermostat de régulation lui permettant ainsi de réguler au mieux la température évitant ainsi d’abîmer votre plaque. Cependant, il est important d’entretenir votre plaque avec des produits d’entretien doux, veillez a ne pas utiliser de grattoir la matière anti-adhésive et aluminium n’apprécieraient pas et leurs particules sont très mauvaises pour la santé.

    En espérant avoir répondu a votre question.

  9. Bonjour,

    Je souhaite acheter une crêpière électrique et j’en ai trouvé une en fonte d’acier usinée…pouvez-vous m’éclairer sur ce matériau? Est-ce aussi sain que la fonte naturelle? Est-ce la même chose ou pas du tout?
    Merci d’avance pour vos conseils toujours précieux.

  10. Merci pour la clarté et la précision de vos articles. Pourriez-vous me préciser en quoi consiste l’émail dans le matériau « tôle émaillée ». Je cherche à éviter les produits nocifs pour la planète et ma famille.

  11. bonjour
    blog très intéressant, une question cependant, que faut-il penser de l’ancienne méthode qui consistait à « brûler » une poêle. Les grands-mères chauffaient longtemps à haute température de l’huile de façon à créer une épaisse couche afin de noircir le fond. Si quelqu’un à un avis !

  12. Bonjour,
    Pouvez vous nous donner quelques informations sur le procédé écologique d’anodisation sans acide. Nous connaissons un procédé d’anodisation au tétraborate de sodium développé par l’aéronautique il y a de nombreuses années. S’agit-il du même procédé, sinon quel est-il ? merci pour votre réponse

  13. j’ai beaucoup aimé cet article, qui référence les différents matériaux de cuisson. Mais néanmoins, pour faire bcp d cuisson dans du cuivre, je suis restée un peu sur ma faim : pour la confiture, je n’ai pas de problème à utiliser ma bassine non étamée, et je prends des casseroles étamées pour d’autres cuissons, mais je suis limitée par leur taille, et je n’ose pas utiliser ma bassine à confitures pour les confits d’oignons qui sont cuits dans de l’huile, ou les confits de canard (viande dans graisse animale). Avez vous une réponse ???
    Merci, et bon blog.
    Martine

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